Lors des mes dernières vacances au soleil j’en ai profité pour visiter le Centre d’art : la Malmaison, qui se situe sur la croisette à Cannes.

Lors des mes dernières vacances au soleil j’en ai profité pour visiter le Centre d’art : la Malmaison, qui se situe sur la croisette à Cannes. Oui, juste là ! Un endroit où l’on ne s’y attend pas. Ce centre est situé dans le seul pavillon rescapé du premier ensemble de l’ancien Grand Hôtel qui a été construit en 1863 et habité jusqu’à la fin des années 1950. Il fut démoli puis reconstruit en 1963 puis acheté par la Ville en 1970 et converti en espace muséal en 1983.

Cette petite galerie accueille desexpositions temporaires. Mais évidement à La Croisette on n'expose pas n’importe qui ! Il s’agit, ici, des peintres, sculpteurs, photographes, etc. degrand renom : Picasso, Matisse, Miró, etc. et bien d’autres encore, connus et reconnus internationalement. « Ces collections prestigieuseset contemporaines sont valorisées par le caractère intimiste du lieu et par sessalons aux charmantes proportions de maison » préconise le siteinternet de la ville de Cannes à son sujet.

           Cet hiver c’est donc AndréVilliers qui y est présenté. Ce photographe, de la ville voisine de Vallauris,est connu pour ses clichés de grands artistes : Fernand Léger, JacquesPrévert, Le Corbusier, Salvador Dalí, Joan Miro, Marc Chagall, Max Ernst, JeanCocteau, Bram Van Velde, Pierre Soulages, Luis Buñuel, Federico Fellini, LéoFerré, et encore bien d’autres…

           C’est une rétrospective, de tousses travaux et œuvres, qui lui est consacrée. Cette exposition est uneinvitation à la découverte de ce photographe ainsi que de son travail ; ony trouve des portraits, des photos de paysage et en grand nombre, des œuvresqui exemplifient la facette de sa recherche en chambre noire ; lors du processusde développement1des photographies (réalisation des encadrements, et d’autres interventions).Des créations inédites provenant de sa collection personnelle !

          Il s’agit d’une expositionavec une scénographie assez simple, la mise en scène est constituée de mursblancs, d’œuvres encadrées très sobrement, quelques cimaises, un faibleéclairage, des cartels très simples et rien de plus. Du point de vue duvisiteur cela m’a paru froid et sec comme approche, même si celaétait interdit (certainement à cause des politiques des droits d’auteur) j’aipris le risque pour mes lecteurs, de prendre quelques photos.

Vous verrezque je n’exagère pas, et que dans le contexte urbain immédiat decette salle d’exposition, on peut remarquer un contraste assez flagrant.L’exubérance des décors, animations, couleurs, illuminations, motifsgraphiques, des vitrines riches et éclatantes qui s’alignent le long de LaCroisette, s’oppose complètement au style d’accrochage dépouillé qui règne dansles 390 m2 qu’offrent les salles de la Malmaison. Si on ajoute àcela le manque de textes dans les lieux, on se retrouve dans une exposition àcaractère contemplatif, qui vise légèrement à une réflexion sur le travail deVillers. C’est un parcours qu’on laisse parcourir seul au visiteur, car nullemédiation (hormis l’accrochage et les cartels sommaires) est mise en place, etl’information fournie n’est pas plus approfondie que ce que l’on souhaiterait.

Tout celane m’a pas empêché de m’abstraire un peu de l’ambiance qui régnait sur LaCroisette, et passer un moment paisible et agréable.

Andrea Vazquez

1Techniques de développement et tirage / photocollage