Ma licorne a un zizi. Pour être tout à fait exact, elle en a même plusieurs et n'a pas que cela.

Nota Bene : lorsqu'une personne part à la recherche d'un stage ou d'un emploi, entreprise digne de la quête du Graal, nous employons volontiers le terme licorne. Celui-ci a le mérite de planter le décor et fédère la grande communauté de « chercheurs » y compris les plus réticents à tout univers onirique et fantastique.

La Licorne de Stéphane Laurent © marin

J'ai eu la chance de trouver une licorne étonnante, effectivement pourvue de nombreux zizis.

Elle propose au public de découvrir le travail des artistes qu'elle soutient. Bertrand Mandico, Tom de Pékin, Eve Servent, Mavado Charon, Anne Van Der Linden, Jean-Louis Costes, Charles Pennequin, Honoré, Francis Deschodt, Gérard Duchêne, Marc Brunier Mestas, Emmanuelle Gailliez, Paul Armand Gette, Benjamin Monti, entre autres, composent la famille éclectique, riche et fantasque de ma licorne. Ils l'aiment, lui font confiance et vivent en parfaite symbiose.

Ma licorne est une galerie.

Née d'une envie forte de présenter des travaux différents, associée à une passion pour le papier, le dessin et l'estampe (gravure, sérigraphie) à une époque qui voyait à peine resurgir l'engouement pour ces médiums, ma licorne s'est rapidement étoffée autour de ce noyau fondamental et ouverte aux autres pratiques artistiques.

Ma licorne est experte et éclectique.

Parmi ses dernières créations, Bilan provisoire. 5 ans d'éditions à la Belle Époque  et Curiosa1  ont comblé le public, habitué comme novice. La première exposition proposait la découverte - ou la redécouverte - de cinq années d'éditions dans un espace qui échappait à l'effet de saturation grâce à une scénographie rythmée : les livres de la Collection Or voisinaient gaiement avec une centaine de cadres, écrins des sérigraphies, photographies et dessins « production maison », savamment présentés en série, nuage et autres formes de blocs organisées de façon à offrir de nécessaires espaces de respiration. La seconde introduisait le volume. Le travail de deux complices, Eve Servent et Stéphane Laurent, offrait une nouvelle dynamique et un dialogue savoureux avec les travaux des autres artistes tout aussi impertinents mais sur papier cette fois. Ces deux formes ont été visibles quelques semaines seulement.

Ma licorne est multiple et intense.

Elle célèbre le commencement et la fin de ces « objets éphémères ». Si vernissages et finissages représentent le contexte idéal pour un coup de foudre entre œuvres et particuliers, ils sont surtout l'occasion de rencontres ou de retrouvailles.

Ma licorne est un réseau.

Pour vivre, elle s'octroie un pourcentage sur les ventes d’œuvres qu'elle initie, emmène un joli nombre d'adhérents, concocte livres et sérigraphies - ma licorne est également maison d'édition2 - , réalise des ateliers autour de la pratique de la sérigraphie. Tout cela lui permet de mener une existence sereine, hors du circuit des subventions, libre de posséder tous les zizis qu'elle souhaite.

Ma licorne est autofinancée.

Parmi le petit groupe de personnes qui veille sur elle, une personne la bichonne tout particulièrement : son créateur. Puissant magicien, il a réalisé la métamorphose de cette très belle licorne et lui permet de s'épanouir. Il met un point d'honneur à ce qu'elle garde son indépendance.Ma licorne a un caractère bien trempé.

Empreinte d'une certaine irrévérence, elle convoque des sentiments entiers : elle séduit ou déplaît mais ne laisse personne indifférent. Je ne résiste pas à vous confier un petit florilège d'expressions, gênées mais amusées, recueilli à son sujet : « C'est malsain, mais c'est drôle, mais c'est malsain... Mais c'est drôle. » ; « C'est crapouillou. »  ; « C'est carrément énorme. » ; « C'est cru. » ; « Ah, non, moi je ne peux pas regarder sinon...3 ».

Ma licorne est impétueuse et pleine de poésie.

Elle vit au pied des immeubles d'une petite cité accrochée à un gigantesque centre commercial, non loin de Lille.

On la rencontre parfois hors de son antre, à l'occasion de diverses manifestations (salons, etc.) toujours choisies avec soin.

Ma licorne est à contre-courant et exigeante.

L'aventure à ses côtés fut belle et enrichissante. D'autres sont à venir, à vous de me rejoindre pour la suivre !

Devanture de la galerie © David Ritzinger

M.

1: « Objets littéraires illustrés à la facture soignée et à la typographie raffinée, les Curiosa, tour à tour cocasses et coquins, sont des livres apparus à la fin du 19ème siècle qui peuplaient « les Enfers » des bibliothèques avant que ceux-ci ne disparaissent des collections. » Définition composée par D. Ritzinger à partir, notamment, de celle trouvée sur le site : http://curiosaetc.wordpress.com/curiosa-caetera-une-collection-litteraire-au-castor-astral-editeur/

2:  Les éditions La Belle Époque sont également présentées à Paris, galerie Arts Factory ; à Saint-Ouen, galerie La Couleuvre ; à Marseille, librairie Le Lièvre de mars ; à Bécherel en Bretagne ; à Bruxelles, galerie E-Carré et à Liège, galerie/librairie Le Comptoir dulivre.   

3: Jeu : trouver la phrase prononcée par un certain S. C..

Pour en savoir plus sur la maison de la licorne :

- Exposition du moment : A fleur de peaux du 8 novembre au 19 décembre2014

Emmanuelle Gailliez (dessin / objet), Michel Gouéry(céramique), Cécile Jarsaillon (broderie)

 - Rendez-vous à :

Association Loi 1901, La Belle Époque [Arts Contemporains]

Galerie Une Poussière Dans L'Œil

17 bis Chemin des Vieux Arbres

59650 Villeneuve d'Ascq

Métro Hôtel de Ville – Parking Auchan V2

Ouverture de 15h à 18h30 le mercredi, vendredi et samedi durant les périodes d'exposition, ainsi que sur rendez vous au 06.09.96.71.47

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