Sous ce titre bien tapageur se cache une chronique de ces petits moments bien agréables qui font que le statut de stagiaire peut vous faire vivre des moments qui sortent de l'ordinaire...

Par exemple quand le samedi 12 avril, j'ai eu la chance d'assister à la cérémonie officielle de remise d'un tableau tout droit sorti de « Monuments Men » si ce n'est que non l'action ne se passe pas pendant la seconde guerre mondiale et que re-non, George Clooney n'était pas assis à mes côtés ce jour-là. Hélas !


Après la lecture
, 1865Alix Marie de La Pérelle-PoissonCrédits : S.V

Qu'importe, car c'est dans la chapelle du musée de la Chartreuse, à l'initiative de Madame Labourdette, conservatrice du lieu, entourée de sommités culturelles (parmi lesquelles Mesdames Christina Kott, commissaire scientifique et Gaëlle Pichon-Meunier commissaire associée), et devant un auditoire de professionnels de l'univers muséal et culturel, de photographes, de journalistes et d'élus locaux parmi lesquels j'évoluais/je déambulais (merci au master expo-muséographie encadré par Serge Chaumier de me permettre de mettre facilement un nom sur un visage et d'avoir la chance/la possibilité de saluer et d'échanger avec ces personnes), que je fis partie des privilégiées qui eurent la chance d'assister à ce moment assurément unique : la restitution de « Après la lecture » dérobé par l'armée allemande en septembre 1918 d'Alix de Lapérelle-Poisson dont le destin rocambolesque ne peut nous laisser de marbre tant il questionne les problématiques hélas encore actuelles autour de la propriété, de la sauvegarde et de la préservation du patrimoine archéologique et artistique en tant de guerre notamment.

De quoi, en tout cas, avoir envie de se précipiter à l'exposition « Sauve qui veut » pensée conjointement et présentée simultanément à Douai et à Bavay.

Les discours et échanges se firent en français et en allemand... traduit, heureusement pour moi d'ailleurs, car après « Guten Tag », j'eus comme une perte d'audition... et de compréhension subite, mais comme un sens (ou plusieurs dans mon cas !) compense toujours la défaillance d'un autre, c'est à l'issue des discours que la vue, puis l'odorat et enfin le goût me permirent de profiter d'un très savoureux buffet. De quoi dépasser l'adage « après l'effort, le réconfort » car ce moment exceptionnel de ma vie de stagiaire à la photothèque Augustin Boutique-Grard fut pour moi source de découvertes, de rencontres et d'échanges.

What else ?


Vue
de l'exposition - Crédits : S.V

D'autres moments de rencontres conviviales et riches aussi bien professionnellement qu'humainement m'attendent encore car le vendredi 16 mai aura lieu le vernissage de l'exposition « deux regards sur la grande Guerre : Charles Goujaud et Edouard Baron » présentée en deux actes par la photothèque et, dès le lendemain, la Nuit des musées permettra au plus grand nombre des publics de découvrir gratuitement  ce lieu (accueillant en outre l'aquarium et le musée des Sciences Naturelles) et l'exposition. A cette occasion, je verrai bien si l'atelier pour enfants que je compte mener et le livret de médiation à destination des familles que j'ai conçu durant le stage plaisent. Certainement pour moi l'occasion d'écrire la suite de ces aventures d'une accro du...master MEM !

Sabrina

#vernissage

#stage

#restitution

Pour en savoir plus sur l'exposition « Sauve qui veut » présentée en deux lieux : A Bavay, « Sauve qui veut ! Des archéologies mobilisés : 1914-1918 »

A Douai, « Sauve qui veut ! Des musées mobilisés : 1914-1918 »

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