Souvent, durant mes visites de musées, je ressens une certaine frustration devant un élément particulier des expositions. Je vous laisse deviner : je regarde les vitrines, et finis souvent par éprouver une gêne dans le cou que l’on peut sentir à force de trop tourner la tête… Vous ne voyez pas ?

Rappelez-vous, vous êtes devant ce magnifique objet en cuivre taillé (ou cette intrigante photographie argentique dans un cadre, chacun ses goûts) et vous aimeriez en connaître les détails, alors vous cherchez autour de vous des informations. Vous trouvez le cartel : avec un peu de chance, il se situe à moins d’un mètre de vous. Avec moins de chance, vous faites quelques pas pour aller le lire. Manque de chance, arrivé devant celui-ci, vous avez déjà oublié le numéro que portait votre Graal. Vous avez beau regarder les descriptions, espérant en trouver une qui corresponde à l’objet, vous ne savez pas faire la différence entre une fibule et une broche. Alors vous revenez vers votre objet. Ah oui, numéro 35. Vous retournez vers le cartel. C’est donc une fibule, en cuivre, du IIe siècle avant Jésus Christ. Vous retournez contempler l’objet. Attendez, c’était avant ou après Jésus Christ ?

On a tous connu un moment comme celui-ci. Voire plusieurs. Des moments où les cartels étaient à plusieurs mètres de l’objet (vous avez probablement vos propres exemples). Voire des moments où les objets en vitrine ne portaient pas de numéros, et où, après avoir parcouru la vingtaine de cartels délicatement apposés en bas de celle-ci, vous avez abandonné. Et encore, je ne vous parle pas du cartel placé trop haut, ou trop bas.

Celui-ci n'est pas assez informatif, celui-ci trop détaillé. Celui-ci trop haut, celui-ci trop bas. Celui-ci écrit trop petit, celui-ci est… où est-il enfin ? Sûrement plus loin, là où il ne gênera pas le regard du visiteur. Pourtant le visiteur attend souvent des ressources qu’il ne trouve pas toujours. Et à part directement à côté de l’expôt, peu d’emplacements ont grâce à mes yeux. 

Récemment, j’ai visité un musée d’ethnographie, j’ai pu relever trois dispositifs pour se repérer parmi les expôts. Il ne s’agit pas ici de dispenser des conseils techniques, d’autant plus que les contraintes qui pèsent sur la disposition des cartels sont différentes selon les lieux et les types d’expôts. Il s’agit plutôt de pointer ce que j’ai trouvé de positif dans ma visite.

- Celui qui mentionne où regarder

Pas renversant, mais c’est plus simple quand on sait si l’on doit regarder en haut ou en bas, à gauche ou à droite. 

- Celui qui trône fièrement au milieu de la vitrine

 Musée de Normandie @NP

 

Ou qui « veille » sur les expôts, à vous de voir.

- Celui qui est un peu plus que du texte


Il est aussi un schéma explicatif qui reconstitue ce que vous avez sous les yeux. Plusieurs expôts composent la vitrine, et ils sont difficilement séparables : j’ai retrouvé ce procédé plusieurs fois pour des collections archéologiques, il permet de saisir entièrement la vitrine ou l’assemblage d’expôts en regardant le cartel. Très pédagogique, c’est celui que je trouve le plus ingénieux, et le plus pensé pour le public.

 Musée de Normandie @NP

Mais il y a bien sûr plein d’autres solutions intéressantes et qui aident le confort de visite, quelles sont les vôtres ?

 

NP

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