LES ARCHÉOCAPSULES, QU’EST-CE QUE C’EST ?

L’Inrap

L’Inrap, Institut National de Recherches Archéologiques Préventives, est un établissement public qui dépend des ministères de la Culture et de la Recherche. Avec un siège à Paris, 8 directions régionales et interrégionales, 42 centres de recherche et 2 200 agents, il est dans ce domaine la structure la plus importante en France et l’une des premières en Europe.

Il réalise chaque année environ 1 800 diagnostics et 200 fouilles, pour des aménageurs privés et publics, en France métropolitaine et outre-mer. 

L’Inrap a aussi pour mission la diffusion des connaissances archéologiques auprès du public. C’est avec cet objectif qu’il a choisi un dispositif de petites expositions itinérantes et modulables : les Archéocapsules.

 

LES ARCHÉOCAPSULES: UN ENSEMBLE D’EXPOSITIONS DE PETITE TAILLE, LÉGÈRES ET DE MÊME FORMAT

Le nombre d’éléments qui composent le dispositif peut varier selon la thématique propre à chaque Archéocapsule. Mais, à la base, le “pack” est toujours identique, visant une présentation claire et efficace. Les différents “blocs” d’une Archéocapsule s’articulent de la manière suivante :  

BLOC INTRO - Introduction de la thématique
Les éléments sont à disposer à l’entrée de la salle pour marquer le début de l’exposition :
 • le mât signalétique
 • un socle-panneau générique qui présente la thématique de l’exposition et questionne l’actualité du point de vue de l’archéologie
 • un socle-panneau qui situe les exemples de recherches archéologiques sur une échelle chronologique

BLOC CENTRAL - Approfondissement de la thématique
Des exemples ou « Unités » archéologiques de différentes périodes permettent d’approfondir le sujet :
 • un Panneau Texte (PT) expose des connaissances archéologiques sur l’exemple concerné
 • un Panneau Image (PI) accroche le regard et stimule l’imaginaire par une illustration d’artiste
 • une Fiche Texte (FT) questionne et élargit le propos de l’exemple pour stimuler la réflexion
 • une Fiche Photo (FP) représente l’exemple

BLOC SPÉCIAL (S5 et PS) - Complément optionnel pour présenter des découvertes locales, en lien avec la thématique
Ce bloc, composé de textes et photographies couleur, peut être produit avec le lieu d’accueil selon un gabarit déterminé. Un Panneau Écran (PE1) peut compléter le tout.
A Dijon, un module « local » a été ajouté, consacré à l’étude de la Tour de Bar ou "Tour Neuve" de l’Hôtel des Ducs. 

GÉNÉRIQUE : ce Socle-panneau (S4) affiche les remerciements et les crédits, ainsi que deux textes identiques pour chaque Archéocapsules qui présentent l’Inrap et l’importance de l’archéologie.

 

UNE MAÎTRISE D’OUVRAGE ET DE COMMUNICATION

Une maîtrise d’ouvrage

L’Inrap conçoit et produit les Archéocapsules. Elles sont réalisées pour l’institut, qui les propose gratuitement ensuite à des lieux d’accueil.

Une mission d’assistance à maîtrise d’ouvrage a été confiée à l’agence Bureau Oblique, pour définir le « produit culturel ». Alessia Bonannini, chargée d’exposition pour l’Inrap et Claire Henneguez, rédactrice chez Bureau Oblique, sont chargées de la médiation écrite. Le vocabulaire se veut précis mais accessible à un jeune public et le texte est volontairement court pour encourager la lecture, tout en captant l’attention. Le but est de « donner une saveur narrative au propos scientifique » comme l’explique l’équipe de Travaux-Pratiques à qui est confiée la fabrication. 

Pour chaque Archéocapsule, un comité scientifique choisit des exemples.

Le graphisme et la fabrication matérielle sont externalisés. Toutes les expositions ont été conçues par :
 • Designers Unit, agence parisienne spécialisée en exposition, scénographie, signalétique et communication, qui a proposé un design contemporain, minimaliste et modulable attentif aux aspects pratiques 
 • Travaux Pratiques, Atelier parisien de création graphique
 • Face B, Atelier de fabrication spécialiste du sur-mesure en muséographique, agencement et événementiel 

Malgré des coûts de fabrication restreints, l’exposition est accueillante et la qualité des matériaux reste primordiale (le bois utilisé est en contreplaqué de peuplier).

Une présence scénographique

Autre critère essentiel : une présence scénographique concrète et affirmée, malgré de petites dimensions. L’Archéocapsule se dresse sur le sol, avec un fort impact visuel et aux couleurs facilement identifiables de l’Inrap (blanc, rouge et noir).

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©Pauline Mabrut

 

Chaque thématique couvre un large champ de réflexion : 
 • Archéologie de l’aménagement du territoire : homo aménageur 
 • Archéologie de l’esclavage colonial 
 • Archéologie de l’alimentation : manger et boire, c’est toute une histoire
 • Archéologie de la santé : on n’est pas les premiers à prendre soin des autres 
 • Archéologie des gestes funéraires : le monde des morts 
 • Archéologie environnementale : des milieux et des humains 
 • Archéologie du bâti : ce que nous murmurent les murs
 • Archéologie et sport : homo athleticus 
 • Archéologie des sexes : féminin et masculin
 • Archéologie des migrations : l’humanité, une longue histoire de migrations 

En décembre 2025, trois d’entre elles étaient en circulation : 
 • Archéologie de la santé au groupement hospitalier Nord Essonne 
 • Archéologie du bâti au Centre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine de Dijon
 • Archéologie environnementale au Chronographe à Rezé

Pour une présentation optimale, il faut prévoir pour son installation des espaces de 40 à 200 m², équipés de systèmes d’éclairage. Illustrées en grand format par un artiste différent, elles ont ainsi leur propre identité graphique au sein d’un ensemble qui compose une “série” ou “collection”. Ces approches visuelles inattendues et imaginatives sont pour le visiteur un premier signal fort, une invitation à une liberté de ressenti, de réflexion et d’interprétation, pour penser l’archéologie différemment.

Une communication maîtrisée

Les actions de communication et de valorisation des Archéocapsules sont mises en œuvre et suivies par l’emprunteur, qui élabore un plan de communication en lien avec l’Inrap.
L’emprunteur s’engage à mentionner l’institut comme concepteur et producteur des Archéocapsules et à faire figurer son logo sur tous les supports utilisés, ainsi qu’un texte de présentation sur les dossiers et communiqués. Tous les documents et animations programmées doivent être validés par l’Inrap avant impression.

En complément, l’Inrap peut mettre en œuvre ses propres moyens de communication pour promouvoir l'Archéocapsule (site internet, communiqué de presse…) et faire appel aux collectivités locales.

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©Inrap

 

L’ITINÉRANCE : UN ESSAIMAGE ET UN PARTAGE DE SAVOIRS

L’archéologie a beaucoup évolué ces dernières années. Les nouvelles technologies modifient le travail des archéologues, les pratiques de recherche se multiplient, l’accès aux ressources se diversifie tout comme les manières d’exposer. Ainsi, les Archéocapsules s’installent dans des mairies, des médiathèques, des maisons de la culture, des établissements de sport et de santé. Mais aussi et surtout dans de nombreux musées, avec lesquels l’Inrap a développé une politique de partenariat.

Leur prêt est gratuit, en accord avec les missions de service public de l’Inrap. Seul le transport est à la charge de l’emprunteur. Si l’accès au lieu est payant à la base, l’Archéocapsule ne doit pas générer de coût supplémentaire pour le visiteur.

 

L’ITINÉRANCE DES ARCHÉOCAPSULES

Les Archéocapsules sont souvent présentées comme une flottille : un ensemble de petites expositions légères pouvant voyager simultanément pour atteindre les structures d’accueil et leurs publics.

Elles se composent de modules itinérants étudiés pour faciliter montage, démontage, transport et stockage. Le montage est simple et peut être réalisé en ½ heure par deux personnes. Au moment du démontage, les éléments se désoclent et s’empilent pour former des cubes sanglés et fixés par des cadres en bois à des plateformes sur roulettes. Ainsi compactées pour le transport et le stockage, les expositions n’occupent pas plus de 1 m3.

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©Inrap 

 

Nomades depuis 2017, elles sont aujourd'hui une trentaine à voyager à travers la France, y compris dans les DOM/TOM. Chacune est reproductible, permettant à plusieurs exemplaires d’une même Archéocapsule de circuler en même temps.

 

UN ESSAIMAGE DE CONNAISSANCES

Selon Travaux-Pratiques, « au sein des institutions muséales, le dispositif agit comme un cheval de Troie, permettant à l’Inrap d’affirmer sa contribution à la diffusion du savoir archéologique. » L’atelier emploie également l’image moins envahissante d’un « essaimage de savoir. »

Les chantiers de fouille sont des lieux privilégiés pour la présentation des découvertes en avant-première, mais sont éphémères. Mais l’Inrap ne dispose pas d’un espace d’exposition qui lui soit propre. Cette absence a motivé la création et la production de ses propres expositions ou installations, car prévues pour s’adapter à différents lieux et contraintes. Les Archéocapsules sont imaginées légères,  thématiques et itinérantes pour véhiculer les connaissances archéologiques vers le plus grand nombre. 

C’est aussi la modernité de l’archéologie que l’institut cherche à partager avec le public. Les Archéocapsules sont en quelque sorte des « expositions-dossiers » qui posent un regard inédit sur les thématiques en les reliant à l’actualité. L’objectif est de donner plus de sens pour le visiteur d’aujourd’hui et d’engager chez lui une réflexion. Pour chacune précédemment citée, un comité scientifique définit un sujet de société sur lequel l’archéologie peut apporter un éclairage inattendu.

 

UNE POSSIBILITÉ D’APPROPRIATION

« Le défi de la greffe »

On produit de plus en plus aujourd’hui d’expositions légères, pour des raisons essentiellement économiques. Leurs supports sont variés, par exemple des roll-up ou des panneaux comme pour les Archéocapsules. 

L’offre de modèles « clés en main » a aussi augmenté. Mais comme le souligne Alessia Bonnanini, qui compare le défi à celui « de la greffe à la réussite incertaine » la question se pose de l’adaptation de l’exposition, dans son contenu et dans sa forme, au lieu d’accueil et à son public. La nouvelle installation, même provisoire, est-elle pour eux cohérente et pertinente ? Ne risque-t-on pas une perte de sens et d’identité ?

 

Un outil à prendre en main

D’autres dispositifs tirent leur force d’une plus grande souplesse, comme les Archéocapsules de l’Inrap qui permettent d’engager un véritable partenariat culturel et d’instaurer le dialogue avec le public. Chacun peut y trouver un nouvel élan, devenir acteur et partie prenante de l’exposition. 

C’est au départ en déterminant à la fois les contraintes propres à l’Inrap et ses objectifs qu’il a été possible de définir un modèle ouvert, qui « fasse sens » pour chacun. 
Pour Alessia Bonnanini, c’est là « le plus intéressant dans ce projet, les appropriations possibles ». Les Archéocapsules ont été pensées dès la conception pour permettre des ajustements, des adaptations, des extensions, tant dans leur forme que dans leur contenu. Un concept qui permet d’aboutir à de véritables coproductions, particulièrement intéressantes quand elles s’inscrivent dans des actions locales et dans des politiques culturelles. 

Par le public

L’archéologie a entrepris un voyage fascinant, qui parle à chacun : marcher sur les traces matérielles que les hommes ont laissé sur terre au fil du temps et de leurs déplacements, pour tenter de reconstituer le long passé de l’humanité. 

En marge de ce travail de recherche titanesque, de nouvelles approches apparaissent, invitant à remonter le temps et à se rendre compte que « le présent vient de loin ». Une incitation à prendre du recul mais pour aller au-delà, à partir de vestiges matériels pour aller vers l’universel. Nous sommes amenés à nous identifier à ceux qui nous ont précédés, à travers les nombreux points communs que nous partageons, des préoccupations essentielles comme se nourrir, se soigner, vivre ensemble, aménager le territoire, se déplacer, s’adapter, créer… « Le télescopage temporel est vertigineux » dit Alessia Bonnanini. « A une époque plus que jamais à la recherche de sens, l’archéologie est une des disciplines la plus à même d’en apporter, pour peu que l’on reconsidère sa portée humaine et sociétale ». Car elle est aussi porteuse d’un message pour l’avenir, ouvrant la voie à une réflexion consciente et à des choix durables. 

Le discours des Archéocapsules reste accessible et ne vise pas à submerger le public par une avalanche de notions. Alessia Bonnanini souligne leur rôle de « déclencheurs de la pensée ». Elles lancent un sujet et donnent matière à réflexion. Elles ont pour ambition d’être le support de débats souvent difficiles à appréhender, laissant au public la possibilité de poursuivre la réflexion, de l’enrichir et de la détourner. 

Par les partenaires

La modularité des Archéocapsules permet d’envisager plusieurs configurations et parcours de visite selon l’espace disponible.

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 ©Pauline Mabrut

 

L’exemple de l’Archéocapsule « Archéologie du bâti et des constructions » permet de comparer deux configurations dans l’espace différentes pour une même exposition.
À gauche, la Sainte Chapelle du Château de Vincennes, qui a présenté l’Archéocapsule en septembre 2024, choisit de concentrer les blocs, tandis que le Centre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine de Dijon, qui la présente d’octobre 2025 à janvier 2026, les fragmente et fait le lien avec une salle de jeu sur la même thématique. 

L’Inrap offre aussi aux partenaires la possibilité d’ajouter des panneaux, comme pour ce deuxième exemple.

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©Inrap

 

La Tour de Bar de Dijon a été étudiée par l’Inrap lors de fouilles archéologiques menées à l’occasion du chantier de rénovation du Musée des Beaux-arts entre 2016 et 2019. Des vitrines ont été ajoutées pour illustrer par des objets la vie du chantier de la Tour au XIVe siècle.

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©Pauline Mabrut

 

Les Archéocapsules offrent ainsi la possibilité aux institutions d’accueil de s’approprier des résultats de recherches qui peuvent être récentes et locales et d’en établir un point de départ à la programmation d’actions culturelles complémentaires, en collaboration avec l’Inrap (médiations, visites, conférences, colloques, débats, événements…). Sur un temps court, du 12 au 22 septembre 2024, la Sainte Chapelle au Château de Vincennes a par exemple installé un dispositif, à l’occasion des Journées européennes du Patrimoine. 

Cela permet dans d’autres cas d’introduire une exposition temporaire : en 2020, l’exposition Chacun sa route du centre d’interprétation du patrimoine Coriosolis dans les Côtes d’Armor commençait par une Archéocapsule.

Mais celle-ci peut elle-même être une exposition temporaire. « Archéologie du soin et de la santé » est installée à La Commanderie d’Avalleur dans l’Aube, de juin à octobre 2025.

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©Pauline Mabrut

 

Finalement, elle peut être considérée comme noyau d’une exposition. La même Archéocapsule « Archéologie du soin et de la santé » avait pris place au Chronographe de Rezé, près de Nantes de juin 2019 à janvier 2020, comme point de départ d’une exposition complète. 

Le lieu d’accueil avait en quelque sorte brodé une scénographie autour du thème proposé par l’Archéocapsule. Elle est décrite par Alessia Bonnanini comme « une sorte d’extension s’appuyant sur l’Archéocapsule pour amplifier et enrichir le propos initial ». Le graphisme avait été décliné sur tous les supports, et de nouvelles illustrations créées avec la même signature. Les vitrines avaient adopté le même design épuré et modulable. La précision du vocabulaire, le style d’écriture et le discours ouvert des panneaux avaient donné le ton à toute la médiation écrite. Des dispositifs multimédias côtoyaient des objets trouvés lors de fouilles archéologiques régionales. 

Autour de l’exposition, une programmation culturelle très riche proposait des rencontres avec des médiateurs ainsi que des archéologues.

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©Inrap

 

 

Les Archéocapsules répondent à des besoins et objectifs propres à l’Inrap, plus qu’à une demande. Elles sont aussi l’expression d’une volonté d’innovation. Pour Alessia Bonnanini, « c’est dans la dialectique entre positionnement fort et utilisation souple, entre discours clair et assumé et dialogue ouvert que l’Archéocapsule trouve ses plus grandes raisons d’intérêt ».

Les partenaires et le public ont rapidement et durablement adhéré, poussant l’Inrap à agrandir sa flottille à un rythme de deux expositions chaque année.

Sur le long terme, la réussite se confirme par une diffusion de plus en plus importante et par le nombre d’actions induites auprès du public. Pour cela, l’emprunteur s’engage au moment du prêt à fournir à l’Inrap un bilan à la clôture de l’exposition de l’Archéocapsule (fréquentation par public, actions de communication et animations…). Ces retours permettront d’envisager, si nécessaire, des réorientations du dispositif.

 

Pauline Mabrut

 

 

Pour en savoir plus !

Le dépliant de l’Archéocapsule “Archéologie du bâti et des constructions”
https://www.inrap.fr/sites/inrap.fr/files/atoms/files/depliant_nexity.pdf

L’inscription de l’Archéocapsule “Soin et Santé” dans le Chronographe, expliquée par Travaux-Pratiques
https://travaux-pratiques.fr/projets/prenez-soin-de-vous

 

Sources

Archéocapsule la recherche archéologique exposée en itinérance par Alessia Bonannini
https://journals.openedition.org/ocim/4097

Article : questionner l’actualité avec les archéocapsules 
https://exposcope.wordpress.com/2023/10/31/inrap/

Connaissance des arts : L’Inrap lance un nouveau format d’exposition : les “Archéocapsules”
https://www.connaissancedesarts.com/monuments-patrimoine/archeologie/linrap-lance-un-nouveau-format-dexposition-les-archeocapsules-11109685/

Site de l’Inrap : Archéologie et société : les Archéocapsules 
https://www.inrap.fr/archeologie-et-societe-les-archeocapsules-13968

Site de Travaux-Pratiques
https://travaux-pratiques.fr/projets/archeocapsule

 

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