En première année du Master Expo-Muséographie j’ai effectué mon stage à la Maison de l’Architecture Rhône-Alpes à Lyon.


Crédits : Archipel CDCU

En première année du Master Expo-Muséographie j’ai effectué mon stage à la Maison de l’Architecture Rhône-Alpes à Lyon. J’y occupais le postede chargée d’exposition mais participais également aux autres projets de lastructure. Par exemple, j’ai eu en charge de rédiger quelques notices pourl’application Smartphone Archiguide Lyon Métropole, version2014. Avant de détailler plus en avant cette mission, voici quelques élémentsde contexte…

En perpétuelle transformation, les villes se sontconstruites au fil des siècles et recèlent de vrais trésors d’architecture. Lesédifices composent notre cadre de vie et définissent nos modes d’habiter, de sedéplacer, voire nos rapports sociaux. Chaque ville possède son caractère ettire une partie de son identité dans son architecture. Ou plutôt sesarchitectures, puisque de la période antique à nos jours en passant par laRenaissance, des milliers d’édifices se juxtaposent et interagissent entre eux.Ils forment une collection impressionnante racontant l’histoire des villescomme celle des hommes. De véritables musées à ciel ouvert… Si les muséespossèdent leurs propres outils de médiation, qu’en est-il pour lesvilles ?

Il existe des lieux comme les Maisons del’Architecture qui ont pour vocation de sensibiliser les publics à la culturearchitecturale. Chaque région à sa Maison de l’Architecture, chacune organisedes expositions, des conférences, des ateliers afin de diffuser le pluslargement possible et sous différents modes, les savoirs et les enjeux actuelsde l’architecture.

La Maison de l’Architecture Rhône-Alpes, aussi appeléeArchipel Centre de Culture Urbaine,offre aux publics plusieurs formes de médiation, susceptibles de parler au plusgrand nombre. Elle est située place des Terreaux, en plein centre de Lyon, onpeut notamment y admirer la maquette au 1/1000° de la ville de Lyon.Actuellement, Archipel met àl’honneur les meilleurs Projets de Fin d'Etudes 2013 de l'Ecole Nationale Supérieure d'Architecture de Lyon à travers l'exposition Futur Architecte. Si maquette et photographie sont des outils  demédiation incontournables lorsqu’on parle d’architecture, il en existe un autre: le texte. 

Logements,quartier Confluence E. Colboc, architecte.   ©www.emanuelle-colboc.com

Lors de mon stage, j’ai donc eu en charge la rédactionde quelques notices pour l’application Smartphone Archiguide Lyon Métropole. Cette application, présente lesconstructions du XXème et XXIème siècle du Grand Lyon.Véritables « cartels ambulants » les notices jouent donc le même rôleque les cartels de musée : donner des informations sur« l’objet » que l’on a en face de soi. Ainsi le promeneur-visiteurpeut déambuler au gré de ses envies à travers la ville contemporaine et seconstituer un parcours inédit dans cette riche collection. La plupart desédifices dont j’ai rédigé les notices se situent dans le nouveau quartier Confluence, comme le groupe scolaire Germaine Tillion.

Voici un exemple de notice :

Groupe Scolaire Germaine Tillion

Rue Casimir Périer, rue Denuzière 69002 Lyon

Livraison : 2013

Architectes : Bernard Garbit & Jean-Pierre Blondeau

Maître d’ouvrage : Ville de Lyon

Groupescolaire Germaine Tillion

Garbit etBlondeau architectes

©www.pss-archi.eu

Le groupe scolaire Germaine Tillion se situe aucœur du nouveau quartier Confluence traversé par la voie de chemin de ferreliant la gare de Perrache à Oullins. Il réunit une école primaire etmaternelle, un relais d’assistantes maternelles, une crèche, une Maison desJeunes et de la Culture et une salle de sport. Lʼœil est attiré par cet orangevif présent dans le creux du bloc supérieur soulignant l’entrée de l’écoleélémentaire. La juste composition de pleins et de vides forme un ensemble trèséquilibré et à l’échelle des petits usagers. L’enveloppe en zinc de couleurkaki parfait l’édifice en affirmant la simplicité et la sobriété de laconstruction. Une attention particulière a été donnée à l’apport de végétation,la présence d’un imposant mur végétalisé de 312m2 situé au niveau dela cour en atteste.

L’écriture de ces cartels n’est pas chose aisée…Délivrer un message clair avec un maximum d’informations et ce, avec peu demots (600 signes), relève du défi ! Mais tout l’intérêt est bien là. Il s’agit de transmettre un messagecourt comportant les informations essentielles concernant l’édifice.  La consigne est d’être le plus neutrepossible, le lecteur n’a que faire de mon propre ressenti… Attirer sonattention sur un détail d’architecture, sur la position urbaine du bâtiment,sur les matériaux de construction sont autant de manières de parler del’édifice, et par là même, d’architecture au sens large. C’est donc importantde bien choisir ses mots, et de bien construire son discours.

Ainsi, cette première expérience d’écriture est-elletrès formatrice et également très agréable. En effet, se promener dans les ruesde Lyon, à la découverte de ces nouvelles présences architecturales dans lacollection architecturale de la ville Rhodanienne, est unréel délice.

                                                                       C.IPour en savoir plus :- Lien vers le site d'Archipel CDCUL'application Archiguide-Lyon

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