Cet hiver Buzzl’Éclair, Walle-E et Némo s’invitent au musée de l’ « Art Ludique »grâce à l’exposition « Pixar, 25 ans d’animation », qui se tient àParis du 16 novembre 2013 au 2 mars 2014.


Crédits : Art Ludique

Cet hiver Buzzl’Éclair, Walle-E et Némo s’invitent au musée de l’ « Art Ludique »grâce à l’exposition « Pixar, 25 ans d’animation », qui se tient àParis du 16 novembre 2013 au 2 mars 2014. Lors de son inauguration au Museum ofModern Art de New York en 2006, elle avait permis au musée d’attirer la plusgrande affluence de visiteurs depuis sa création. Elle prend aujourd’hui placedans un musée privé entièrement consacré à l’art contemporain issu de la créationdes mangas, bandes-dessinées ou encore films d’animation ayant marqué notreimagination et influencé notre culture.

Récit, personnages, univers…


Crédits : TF1

L’expositions’articule autour des trois principaux ingrédients nécessaires à la réalisationd’un bon film d’animation selon John Lasseter, directeur de création du studio :Le récit, les personnages et l’univers.Ces trois parties sont elles-mêmes traitées à travers plusieurs exemples defilms, ce qui permet au visiteur de voyager d’un film à l’autre et de vivre uneexpérience rythmée et diversifiée. Chaque partie est illustrée par différentssupports, comme des dessins préparatoires, des croquis, des pastels, desstory-boards, des sculptures en résine ou encore des peintures, originaux pourla plupart.

La variété ainsique le grand nombre de ces supports (plus de 500 œuvres exposées au total) nedérange pas la visite et permet au contraire d’appréhender rapidement lacomplexité du travail nécessaire au montage d’un film d’animation. Dans l’unedes salles sont par exemple exposés plusieurs croquis montrant l’évolution dupersonnage de Woody le Cowboy (Toy Story)depuis la toute première idée jusqu’au résultat final. L’accrochage de cesdessins côte-à-côte permet au visiteur de comprendre dès le premier coup d’œilles difficultés techniques et les nombreuses recherches nécessaires àl’élaboration d’un personnage, sans qu’il n’ait besoin de se référer à d’autressupports de médiation.

Les sculptures en résine illustrent la partie sur les personnages. Celles-ci sonten effet utilisées par les créateurs de films d’animation pour permettre auxinfographistes de passer du support en deux dimensions (le dessin) à lacréation d’un personnage entièrement numérique (3D).

La partietraitant de l’Univers s’articule quant à elle autour de grandes étudespréparatoires de paysages, sur lesquels on peut voir différents essais de couleursou de textures.

Où sont passés les textes ?


Crédits : TF1

Le parcours contient très peu de textes. Tous sont traduits en français et en anglais. Cetterareté de supports écrits est compensée par la clarté de la muséographie, quipermet au visiteur d’appréhender l’ensemble des problématiques du filmd’animation par sa propre observation des œuvres. Quelques textes viennentcependant tout de même compléter l’ensemble. Une salle d’introduction permetdès l’entrée de comprendre le plan de l’exposition. Cette salle se compose d’untexte d’introduction général de 83 mots, duquel ressortent trois mots engras : « récit », « personnages »,« univers ». Trois petites stations font écho à ce texted’introduction et permettent d’expliquer en quelques mots les enjeux liés àchacun de ces trois thèmes. Le visiteur peut donc se projeter dans sa visitedès l’entrée de l’exposition, ce qui rend le parcours plus facile et retarde lafatigue. Quelques citations inscrites aux murs de chaque salle permettentd’apporter de nouveaux indices de lecture au visiteur, en s’appuyant toujourssur les mots et les définitions des créateurs eux-mêmes. Aucun autre texte desalle n’est présent, en dehors des cartels et des titres de films introduisantchaque sous-partie.

Exposition sur le film d’animation ou exposition d’artcontemporain ?


Crédits : Le Journal des Deux Rives - Pollux

Les œuvres présentées transportent le visiteur au cœur des films d’animations des studiosPixar en évoquant leurs paysages, leurs personnages ou encore leurs rebondissements,grâce aux différentes planches de story-boards. Mais elles permettent égalementd’évoquer la technique et le travail nécessaire à leur élaboration. Deux écranssont donc également présents afin de montrer les différentes étapes de préparationdes films, du premier coup de crayon jusqu’à la mise en animation. À ces filmss’ajoutent des dessins techniques permettant au visiteur de comprendrel’ensemble du processus de création.

L’exposition s’intègre également parfaitement au Projet Scientifique et Culturel du musée,qui est de promouvoir le travail des artistes contemporains présents derrièrechaque création issue du monde de la bande-dessinée, du manga, du jeu-vidéo, ducinéma ou du film d’animation. Le visiteur vit en effet également sa visitecomme celle d’une véritable exposition d’art, comme avec les nombreusesréalisations au pastel d’images du film LeMonde de Némo, qui s’observent simplement pour elles-mêmes.

Mélanie BREITFELDER

Art Ludique - le Musée

Exposition : Pixar, 25 ans d'animation

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