Cet outil interactif, implanté au cœur de la collection de roches et de minéraux du musée de Lille, ravira tant les passionnés de sciences et de géologie que les néophytes en ces domaines.

 
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Albert Einstein a dit : « Il est plus facile de briser un atome que de briser un préjugé ».

Il est désormais possible de faire les deux aussi aisément l’un que l’autre, grâce au nouvel outil interactif dont s’est doté le Musée d’Histoire Naturelle de Lille, une table tactile pouvant composer et décomposer les atomes dont sont constitués les roches et minéraux abrités dans la superbe collection du lieu.

Cet outil interactif,  implanté au cœur de la collection de roches et de minéraux du musée de Lille, ravira tant les passionnés de sciences et de géologie que les néophytes en ces domaines.

Doté d’un système innovant, il permet de créer soi-même ses pierres précieuses et autres roches, mais également d’explorer virtuellement la collection du musée constituée de plus de 1000 échantillons. 

Composée de deux écrans perpendiculaires et de palets, représentant des atomes, posés de chaque côté de l’écran horizontal, la table s’utilise comme suit : un palet représente un atome qui, placé sur l’écran horizontal, permet de découvrir les minéraux composés de cet atome. Plus l’on sélectionne de palets, plus l’on découvre les atomes qui composent les roches et minéraux que possède le Musée d’Histoire Naturelle de Lille.

Visant principalement les enfants et les adolescents, sa taille adaptée et son ergonomie permettent également aux personnes à mobilité réduite de pouvoir y accéder, facilitant ainsi l’apprentissage de tous, et ce de manière ludique et interactive, comme en témoigne Lucile, 21 ans, étudiante en Muséo-Expologie à l’université d’Arras, et venant de créer son premier rubis :

« C’est vraiment impressionnant, on peut créer des minéraux et les transformer, il suffit de tourner le palet et toutes les informations apparaissent ! ».

A voir l’enthousiasme de la jeune femme, on ne peut que constater l’utilité et le plaisir à se servir de cet outil, complément intelligent à une collection bien trop souvent négligée.     

            Et ce dispositif n’est pas exclusif au musée de Lille, ils sont une poignée de musées, en France, à tester ces nouvelles technologies au sein de leurs établissements, notamment  à Marseille et à Aix-en-Provence où des murs interactifs, encore appelé City Wall ou City Media étant apparentés à de grands écrans tactiles utilisables par plusieurs personnes en même temps, sont intégrés à la muséographie et laissés à la disposition du public.

Nouvellement implantés au cœur des institutions muséales, ces outils attisent la curiosité des visiteurs, qui hésitent à s’en servir durant leurs visites, tendant tantôt vers l’hostilité, tantôt vers l’admiration.

Mais de plus en plus de musées s’équipent de ces nouveaux outils proposés comme un complément à la visite, ce qui séduit un nombre croissant de visiteurs, et s’avère être un compromis fort intéressant mêlant technologie et savoir.

Céline Deschamps