Je représente une institution, puis-je proposer un projet, une commande, un partenariat ?

Oui ! bien évidemment, n'hésitez pas à nous contacter pour en discuter ! 

Est-ce que ce sont les étudiant.e.s qui doivent trouver le sujet du projet ?

Non, les projets tuteurés résultent de commandes institutionnelles négociées avant le début de la formation ou de commandes personnalisées. Un cahier des charges est remis au groupe constitué en début d'année avant de se lancer dans la conception, puis la mise en œuvre du projet. 

Le projet tuteuré est-il l'occasion de travailler avec des institutions et des collectivités ?

Oui, c'est le sens même du projet tuteuré que de répondre à une commande et donc d'engager une responsabilité vis-à-vis du commanditaire. C'est aussi l'occasion de démultiplier les réseaux au travers d'un cas pratique, depuis la conception jusqu'à la réalisation de la proposition. Chaque projet est soumis à des étapes, qui donnent lieu à des validations par l'équipe pédagogique et par les commanditaires. Dans le master MEM nous ne réalisons que des projets réels, avec des partenaires institutionnels. C'est le gage d'une formation réellement professionnalisante. 

Le projet tuteuré est-il individuel ?

Non, le projet tuteuré est conduit collectivement en petits groupes de 4 à 5 étudiant.e.s. Plusieurs projets sont donc conduits en parallèle sur des sujets différents pour varier les thématiques : art contemporain, beaux arts, science, ethnologie, histoire, dispositifs de médiation, etc. Il n'y a pas un projet par promotion, mais plusieurs projets chaque année. 

Les années en master MEM se ressemblent-elles ?

Non ! Chaque année est particulière, avec des invités professionnels différents, des commandes et des projets singuliers. Chaque année, des sorties différentes sont proposées, mais aussi en partie préparées avec les étudiant.e.s. Un voyage d'étude est également l'occasion de démultiplier les réseaux, garantie pour chacun d'une meilleure connaissance et donc d'une possible insertion dans le milieu culturel.

Est-ce utile de rédiger un mémoire dans une formation comme le master MEM ?

Oui. Conduire une recherche n'est pas si éloignée dans la méthode de la réalisation d'une exposition. C'est un travail intellectuel qui impose de savoir problématiser une question, de savoir entreprendre une enquête pour collecter des données, de les synthétiser, de construire un plan cohérent et convaincant, de rédiger des textes... Cependant nous préférons ne pas utiliser le terme de mémoire, souvent connoté académiquement. Nous préférons parler de recherche action, dénommé MEM'Work, pour insister sur les aspects pratiques de ce travail. Réaliser un tel travail en master MEM, ce n'est pas réaliser un exercice académique de plus, c'est appréhender un sujet qui vient compléter les compétences acquises dans l'optique d'affiner sonprojet professionnel. Bien des formes sont possibles, comprenant des documents sous forme audiovisuelle, multimédia, des prototypes, des documents- programmes. Les aspects pratiques et prospectifs sont bienvenus, et peuvent déboucher ensuite sur une mise en acte post-diplôme. 

Est-ce à l'étudiant.e. de trouver son contrat d'apprentissage ?

Non. Si vous en trouvez un, c'est bien et nous vous encourageons à le faire. Mais souvent ce sont les structures qui nous contactent et nous proposent. Les candidats répondent alors à des offres et doivent être flexibles, comme pour répondre à un vrai emploi. Du reste, quand vous êtes apprentis, vous n'êtes plus un étudiant qui va en entreprise, mais un salarié qui vient en formation. La Logique est inversée.  

Est-ce à l'étudiant.e. de trouver son stage ?

Oui, nous considérons que la recherche et la négociation des conditions de stage font partie de l'apprentissage à rechercher un emploi. Cependant, un accompagnement, des conseils et une préparation du stage sont étroitement menés entre l'équipe pédagogique et chaque étudiant pour adapter la recherche  à chaque profil. Il s'agit de favoriser le sens de l'initiative tout en conseillant chacun à faire des choix pertinents pour son projet professionnel.

Quelle est la différence entre un contrat d'apprentissage et un contrat de professionnalisation, les deux sont-ils en alternance ?

Oui. Dans les deux cas, ce sont des contrats qui s'établissent avec l'embauche de l'étudiant pour un an dans une entreprise. Des différences existent entre les deux types de contrat, notamment pour l'employeur, mais aussi pour l'étudiant, avec de meilleures conditions de prises en charge financières. Seules les structures de statut privé peuvent accueillir des contrats de professionnalisation alors que les contrats d'apprentissage sont possibles aussi bien en structures privées que publiques. Dans les deux cas, les contrats doivent se préparer en amont de la rentrée, si possible avant les congés estivaux.

Suis-je obligé d'obtenir un contrat d'apprentissage ou de professionnalisation ?

Non, le contrat d'apprentissage ou de professionnalisation est une possibilité offerte, la formation étant conçue pour permettre l'accueil et le développement de ce type de contrats. Les contrats se préparent en master 1 pour être réalisés en master 2. 

Cependant une grande partie des étudiant.e.s font un cursus plus classique en formation initiale. L'alternance permet alors de faire des stages, de travailler sur les projets individuels et collectifs, sur des commandes institutionnelles, sur le mémoire...

L'assiduité est-elle obligatoire ?

Oui la présence est obligatoire. Toute absence doit être justifiée. Pour cette raison, l'étudiant est considéré comme un professionnel qui se doit d'être à son poste de travail. C'est la condition d'une professionnalisation efficace. C'est aussi la garantie de pouvoir conduire des actions efficaces dans le cadre de la formation. 

Le volume horaire est-il important ?

Oui, le volume horaire est important, en cours, mais dédié également aux projets tuteurés, aux commandes et à la rédaction des mémoires. C'est le gage d'une formation réellement professionnelle. Pour cela le master MEM se distingue des formations composées d'une simple compilation de quelques cours. La semaine est entièrement occupée par l'activité de formation. La charge de travail est donc conséquente.

Est-il possible de suivre la formation sur plusieurs années ?

Oui. Pour les étudiants salariés et donc relevant du régime de la formation continue, et qui conserve un emploi à mi-temps des aménagements d'emploi du temps sont possibles pour suivre l'année de master 1 et/ou de master 2 sur deux ans. 

La formation est-elle ouverte aux professionnels ?

Oui, la formation accueille des professionnels dans le cadre de la formation continue. Chaque année des personnes en retour d'étude suivent la formation. Une prise en charge de la formation par un organisme de formation professionnelle ou par l'ANPE doit être prévue en amont. Pour cela prenez contact avec le responsable de la formation et contactez le Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., service de formation continue de l'université. 

Est-il possible de suivre la formation à distance ?

Non, le principe de la formation repose moins sur une compilation de cours académiques, que sur des projets conduits collectivement et individuellement, des mises en situations, des exercices in situ, des rencontres avec les professionnels, des échanges et des débats autour de problématiques en muséologie... aussi la formation impose une présence assidue et continue. 

J'ai déjà un master 2, puis-je candidater ?

Oui, nous accueillons beaucoup d'étudiants déjà diplômés de master 2 mais qui souhaitaient acquérir une double compétence ou une véritable formation professionnelle. Avec le master MEM, par exemple, des étudiantes diplômées d’architecture ont ainsi acquis une culture et des compétences opérationnelles pour le secteur muséographique au sens large. Cette pratique de « polycompétence » s’observe par exemple pour des ingénieurs qui à la fin de leur cursus veulent développer une compétence solide en management. 

Puis-je candidater directement en master 2 ?

Oui, c'est possible mais à condition de disposer au moins d'un niveau de master 1 validé et d'avoir accumulé des expériences dans le domaine de l'exposition. Cependant, la cohérence de la formation est pensée sur deux ans, il est donc préférable de suivre le cycle complet. De plus, les projets tuteurés se conduisent sur deux ans, et bien qu'il soit possible de rejoindre un groupe existant, il est préférable de suivre un projet entièrement. Enfin, il y a peu de places disponibles pour entrer directement en master 2. L'entrée est donc possible, mais plus difficile.

Puis-je faire l’entretien de recrutement par skype ?

Les entretiens par Skype ne sont possibles que si vous êtes en stage ou emploi à l’étranger au moment des auditions.

Nous ne l’ignorons pas, venir pour un entretien à Arras peut coûter, mais en même temps s’engager dans la formation, c’est s’engager pour deux années. C’est un choix important. Cela suppose de se connaitre et se choisir réciproquement. Le master MEM est une aventure collective et à partir du moment où vous êtes avec nous, nous vous accompagnons tout au long de votre parcours. C’est un compagnonnage. Donc nous avons besoin d’échanger avec vous, de vous rencontrer, de répondre à vos questions… car les relations humaines sont primordiales et les plus importantes… 

Y a t-il une sélection pour entrer en Master Expographie Muséographie ?

Oui. Chaque étudiant doit déposer un dossier de candidature courant mai. Des auditions des candidats retenus avec les membres de l'équipe pédagogique ont lieu mi-juin pour faire connaissance et considérer si nous vivrons cette belle aventure de passer deux ans ensemble ! Les réponses sont données début juillet. 

Les étudiants étrangers sont-ils les bienvenues ?

Oui, les étudiant.e.s de toute origine géographique sont bienvenues, que ce soit au niveau national ou international. Seulement 20% des étudiant.e.s du diplôme sont originaires du Nord Pas-de-Calais. Depuis 2011, nous avons accueilli des étudiants d’Italie, de Belgique, du Mexique, des Etats-Unis, de Chine..., l’important est de parler français, car tous les cours sont dispensés en langue française.

Existe-t-il des disciplines prioritaires pour postuler en MEM ?

Non, ce qui compte n'est pas l'origine disciplinaire. Toutes les disciplines sont bienvenues, et c'est la richesse de la formation que de mélanger les cursus. L'histoire de l'art, l'histoire, la géographie, les sciences humaines et sociales, mais aussi les lettres, les langues ou l'information communication sont des cursus fréquents parmi les étudiant.e.s, mais aussi les arts plastiques, l'architecture, les sciences, et même le droit. Une étudiante avait une formation de cuisinière et une autre était danseuse ! Ce qui compte ce n'est pas seulement le cursus, mais ce sont les expériences accumulées dans le domaine, la motivation et la cohérence du projet professionnel.

Les diplômés du MEM trouvent-ils un emploi ?

Oui. Il ne faut pas se leurrer, la période est difficile et il faut beaucoup d'efforts pour s'insérer. Mais nous accompagnons chacun pour ce faire. Ensuite, selon les profils l'insertion est plus ou moins rapide. En toute transparence, et contrairement à d'autres, nous n'annonçons pas simplement des pourcentages d'insertion, ce qui n'engage que ceux qui veulent bien le croire, nous avons un annuaire des anciens en ligne, avec les postes occupés, que nous mettons à jour régulièrement.  

Un master en vaut-il un autre ?

Non. La formation est devenue un marché. Et les instituts et écoles privées facturent à des prix élevés des formations qui ne sont pas nécessairement meilleures que certaines formations universitaires. Cependant, il y a de tout à l'université et tout master ne se vaut pas. Nous ne pouvons qu'engager les postulants à bien se renseigner, à contacter des anciens étudiants et à comparer les sites internet. Si une formation n'annonce qu'un programme de cours, c'est bien souvent qu'elle ne propose qu'un programme de cours... et avec un stage obligatoire, elle s'annonce professionnalisante. Mais la formation professionnelle c'est bien autre chose...

La formation est-elle reconnue dans son secteur ?

Oui, la formation dispose non seulement d'une reconnaissance nationale, au travers par exemple du classement SMBG, et de l'évaluation AERES, mais surtout d'une notoriété dans le milieu professionnel de la muséologie. Les enseignant.e.s qui interviennent sont reconnus dans leur spécialité et le dynamisme de la formation invite à de nouveaux développements...

Les emplois visés sont-ils dans les musées ?

Non, pas seulement. Ils peuvent l'être, mais bien d'autres lieux proposent, conçoivent et réalisent des expositions, que ce soient des collectivités, des entreprises, des associations... Par ailleurs, le secteur des prestataires de service pour des musées et des lieux d'exposition sont des débouchés fréquents des anciens diplômés. 

Les promotions sont-elles réduites ?

Oui, chaque promotion est constituée d'environ 15 personnes. C'est le gage d'un accompagnement personnalisé de chaque étudiant, mais c'est aussi notre souci constant de penser aux débouchés en fin de diplôme. 

Est-il obligatoire de résider sur Arras ?

Non, pas dans l'absolu, Lille est à une demi-heure de TER. Simplement, le cursus étant très lourd en volume horaire, il est préférable de résider à proximité. Par ailleurs, un master c'est aussi l'occasion de partager avec d'autres et de commencer à se constituer son réseau, mais aussi de vivre un temps fort dans son existence. Pour développer les moments de convivialités, en dehors de la formation, le logement à proximité est préférable.

Les étudiant.e.s sont-ils amenés à se déplacer hors de l'université ?

Oui. De nombreux déplacements pour réaliser des journées de formation dans le cadre professionnel, in situ, avec des professionnels, ainsi que des voyages d'étude sur sites sont nécessaires et la garantie d'une professionnalisation sérieuse. Pour cette raison, les étudiant.e.s sont parfois mis à contribution pour participer au fonctionnement de la formation (compter environ 200 euros par an). 

L'implantation à Arras n'est-elle pas un inconvénient ?

Non, au contraire. La formation bénéficie d'un environnement très favorable sur le plan culturel. Non seulement le territoire est bien pourvu en propositions, mais La Région des Musées, structure impulsée par le Conseil Régional, confirme que la région Hauts-de-France est à bien des égards exceptionnelle pour développer une formation sur l'exposition, tant le nombre mais aussi la diversité des structures est impressionnant. Arras est à mi-chemin entre Amiens et Lille, ce qui en fait un emplacement stratégique depuis la refonte en région Hauts-de-France. Pour cela, Arras, et la possibilité offerte d'accéder à des offres variées, est bien mieux loti que Paris par exemple !

La formation MEM est-elle originale ?

Oui en développant une pédagogie sur projets, en invitant à une conception ouverte, transdisciplinaire et en défendant une conception engagée de la muséologie, tout en l'alliant à des contenus pratiques et professionnalisants, la formation s'inscrit dans une vision originale et dynamique. 

Toutes les formations universitaires sont-elles équivalentes ?

Non, chaque formation a ses spécificités. Le choix doit donc s'opérer en fonction du projet professionnel et des envies du candidat.e. Et comme dans tous domaines, il est de bonnes formations et de moins bonnes... Le choix doit donc être mûrement réfléchi et il est conseillé de prendre des avis auprès des anciens étudiant.e.s et du milieu professionnel. 

Le Master MEM s'appuie t-il sur un réseau de professionnels ?

Oui ! C'est l'esprit même de la formation que de travailler avec et pour le milieu professionnel. 80% des interventions sont faites par des professionnels et la formation repose essentiellement sur des commandes et des projets réalisés avec et pour des institutions. Des journées d'études, des rencontres, des voyages sur site démultiplient les occasions d'élargir son réseau, garantie essentielle d'une insertion professionnelle. C'est ce qui fait l'originalité de la formation MEM.