Sensibilités végétales
Une exposition dans les Jardins du Muséum de Paris 

Sensibilités V

Commanditaire : Muséum de Paris

Equipe muséographique : Laurie Crozet, Camille Fromager, Manon Toulemont

Alors que les problématiques liées à l’écologie et au droit du vivant sont en plein essor au sein de nos sociétés, le monde végétal bénéficie d’un vif engouement auprès du public qui commence à prendre conscience de son importance. Néanmoins, si tout le monde s’accorde sur le rôle essentiel que joue la flore dans le fonctionnement des écosystèmes (et par-là même dans notre économie, notre alimentation et notre santé), la complexité des organismes végétaux demeure largement méconnue en dehors des cercles scientifiques. Les plantes sont encore bien souvent considérées comme des êtres inférieurs, dépourvus de sensibilité et d’intelligence, qui ne formeraient qu’un « décor », certes très esthétique, mais totalement passif.

Le projet « Sensibilités du végétal » propose un dispositif d’exposition sous forme de modules de médiation originaux, destinés à l’itinérance. Son premier lieu d’implantation sera le jardin des plantes du museum de Paris, courant 2021. L’objectif est, d’une part, de proposer une vulgarisation scientifique centrée sur les sens des végétaux, via une approche ludique et décalée qui engage, cette fois-ci, les sens du visiteur. Il s’agit, d’autre part, de sensibiliser aux enjeux environnementaux à travers une meilleure connaissance des végétaux. C’est pourquoi cette exposition s’adresse en particulier à la jeune génération au travers des familles, adolescents et jeunes adultes.

Pour ce faire, le projet s’appuie sur l’imaginaire collectif construit dans la Pop Culture, qui a développé une série de mythes contemporains en lien avec le végétal. Une des problématiques à laquelle il faut répondre est celle de l'anthropomorphisme, c’est-à-dire la tendance systématique à accorder des attributs humains aux végétaux afin de saisir leur complexité. Le parti-pris est de répondre à cette problématique par un méta-discours qui décrypte, de manière pédagogique, la part de sciences et de fantasmes de ces référents culturels populaires.

 


LES GENS DU RAIL - UNE EXPOSITION DE MARS À MAI 2020

Rail

Commanditaire : Archives nationales du monde du travail - Roubaix

Equipe muséographique : Louis-Erwan du Bot, Armelle Girard, Chloé Méron, Camille Roudaut

Equipe scénographique : ESAAT - Roubaix

L’exposition Les Gens du rail aux Archives nationales du monde du travail déploiera un parcours transdisciplinaire autour des travailleurs et travailleuses du rail.
L’univers du chemin de fer est souvent traité dans une perspective très technique « mécanique » ; ce sont les machines (locomotives, voitures et wagons) qui sont mises en avant plus que les hommes et les femmes qui les ont pensées, construites ou faites fonctionner. L’univers du rail, dans de multiples musées du chemin de fer, retranscrit aussi souvent un imaginaire ferroviaire lié au 19e siècle : celui de la vapeur, du charbon et des trains mythiques de l’Orient-Express au Transsibérien.

L’exposition proposée placera davantage au centre de son propos les acteurs et les actrices du monde ferroviaire sur un territoire national abordé selon ses spécificités régionales. L’invisibilisation des travailleurs et travailleuses du rail contraste avec l’omniprésence des cheminot.es dans le débat public, en particulier depuis le mouvement social du printemps 2018. Si le rail est le témoin et le catalyseur des mutations du capitalisme moderne, des deux révolutions industrielles à la révolution numérique actuelle, et que ces évolutions ferroviaires ne peuvent être éludées, l’exposition Les Gens du rail privilégiera une approche « à taille humaine » du phénomène global qu’est le chemin de fer.

De 1920 à nos jours, elle questionnera l’existence, au-delà de la diversité des métiers, d’une unité des travailleurs et travailleuses du rail.
Il s’agit, en s’appuyant sur les fonds d’archives des ANMT, sur des objets ethnographiques et sur des témoignages oraux, de comprendre la réalité des pratiques professionnelles de différents corps de métiers. Une collecte de témoignages a en effet été réalisée spécifiquement pour cette exposition.

Des maquettes et des modèles réduits, des dispositifs sonores et tactiles et plusieurs manipes permettront une appropriation alternative du discours par les plus jeunes et les publics en situation de handicap visuel, auditif et intellectuel. Les publics ciblés par cette exposition seront les habitants et habitantes de la région lilloise et les lecteurs et lectrices des ANMT. Cependant, la thématique du ferroviaire parle à toutes et à tous.

 


CONCEVOIR DES PROTOTYPES DE MEDIATION

Logo Fabbrique

Partenaires : Muséolab Lens, Louvre-Lens, Forum Antique de Bavay, Muséum d’Histoire Naturelle de Lille

Equipe muséographique : Lauréline Lefay, Camille Quernée, Jeanne Regnier

 

L’ouverture prochaine du Muséolab au sein de la Louvre Lens Vallée (2019) va favoriser divers partenariats avec des structures muséales de la région Hauts-de-France afin d’en dynamiser la vie culturelle et sociale. Ce FabLab est un lieu de création collaborative. Nathan Château, Fabmanager, est à l’initiative du projet commandé à l’association l’Art de Muser et au Master Expographie-Muséographie dirigé par Serge Chaumier. L’objectif est de proposer de nouveaux prototypes de médiation, inspirés de l’esprit du mouvement Maker. La finalité est double : amener le Fablab sur tout le territoire et créer des prototypes reproductibles. Les enjeux majeurs sont la médiation, l’innovation et l’appropriation.

Fab’Brique ton musée a pour ambition d’élaborer des dispositifs culturels innovants, de leur processus de création jusqu’à leurs mises en place dans les musées. Réalisés dans le Muséolab, ils répondront à des critères écologiques (économie circulaire, recyclage), économiques (moindre coût), pratiques (simples à reproduire) et technologiques (low-tech) précis. Les machines et outils mis à disposition permettent de réaliser les dispositifs imaginés comme des jeux ou des manipes, etc. outils de médiation divers.
Les prototypes proposés aux partenaires pourront être reproduits lors d’ateliers d’actions culturelles et sociales, organisés par la Fondation Orange pour des jeunes en réinsertion.

Diffuser l’esprit Fablab c’est valoriser les notions de partage, de mutualisation des connaissances, d’entraide, de transmission et de collaboration. Fab’Brique ton musée s’engage dans cet esprit et souhaite faire rayonner ces valeurs sur l’ensemble de la région des Hauts-de-France, grâce aux partenariats avec le Louvre-Lens, le Muséum d’Histoire Naturelle de Lille et le Forum Antique de Bavay. Ces trois musées ont pour collections respectives les Beaux-Arts, les sciences animales et l’archéologie. Suite à une phase de veille et d’échanges avec leurs services des publics et de médiation, Fab’Brique ton musée a défini les besoins de ces trois structures. Cette étape est le préalable à l'élaboration des cahiers des charges, qui serviront à conceptualiser les dispositifs. Ces derniers seront à la fois des outils de médiation pour les musées et leurs médiateurs, et des opportunités d’ateliers pour le Muséolab et ses utilisateurs.

 


Appel d’air 4ème édition de la biennale d’art contemporain d’Arras

Appel d’air
4e édition de la biennale d’art contemporain d’Arras
Les 3, 4 et 5 avril 2020

Partenaire : Mairie d’Arras

L’équipe : Cloé Alriquet, Adélaïde Legrand, Laurence Louis, Tiphaine Stainmesse

Initiée en 2014, la biennale Appel d’air poursuit pour sa 4e édition la volonté de valoriser la création contemporaine dans l’espace urbain de la ville d’Arras en tissant des liens avec les habitants et les acteurs locaux. Amateurs et connaisseurs, enfants, adultes et grands- parents, Arrageois ou curieux de passage, chacun est invité à découvrir ou redécouvrir ruelles, places, impasses et cours cachées du centre-ville, investies par une dizaine d’artistes plasticiens, comédiens ou musiciens.

Après « le souffle », « l’intimité » et « le bouleversement », la thématique « empreintes » retenue pour cette édition ouvre à une large créativité grâce à son caractère polysémique.
Traces visibles ou invisibles, uniques ou multiples, indélébiles ou éphémères, délibérées ou hasardeuses, les empreintes évoquent le passage du temps à travers une diversité inépuisable de méthodes et techniques. Ainsi, sur base d’une collecte de témoignages réalisée par l’équipe d’Appel d’air, les artistes feront réapparaître dans leurs œuvres urbaines les empreintes invisibles que laissent les souvenirs de leur ville dans la mémoire des Arrageois.

Dans cette optique de cultiver des relations entre les habitants, leur territoire et les artistes, ces derniers participeront à un temps de résidence en immersion à Arras afin de permettre des rencontres et des échanges avec les Arrageois, associations locales, écoles ou encore centres sociaux, invités à la co-production des œuvres.

Rendez-vous au printemps 2020, période de nombreux évènements et festivals culturels à Arras, pour découvrir des œuvres participatives, peintures murales, sculptures, installations ou performances présentées par des médiateurs.

Site Internet : https://www.biennaleappeldair.fr/

Appel à artistes : https://www.biennaleappeldair.fr/appelGaGartistes

 

 

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