Femmes de romans, femmes antiques au présent
Une exposition pour septembre 2021

 Projet Vienne Femmes Projet Antiquité

Commanditaire : Musée gallo-romain de Saint-Romain-en-Gal - Vienne

Equipe muséographique : Elise Bernier, Clémence de Carvalho, Juliette Dorn, Jade Garcin

La volonté des musées français de mettre en avant les figures et la création féminines est en développement exponentiel ces dernières années. L’accrochage elles@centrepompidou en 2009-2011 en est un exemple majeur. L’enjeu actuel de déconstruire l’invisibilisation des femmes se poursuit ainsi par l’engagement de groupes tels que AWARE (Archives of Women Artists Research and Exhibitions), cherchant à rééquilibrer les représentations en mettant l’accent sur les femmes dans l’Histoire.

En s’inscrivant dans cette démarche, le musée gallo-romain de Saint-Romain-en-Gal - Vienne entend démêler, par la relecture de l’histoire antique à travers le prisme contemporain, les inspirations et fractures du traitement des personnages féminins liés à l’Antiquité dans la littérature, à travers une exposition qui se tiendra en 2021. Évoluant dans une société aux accents majoritairement masculins, la femme est rarement qualifiée positivement, sauf pour sa beauté, et encore si elle n’est pas source de conflit. Hélène ou encore Antigone l’illustrent chacune à leur manière. Ce qu’il reste de leur histoire a partiellement été victime de la tabula rasa, qui consiste à effacer certaines femmes héroïnes mais encore les répudiées, les suicidées, les anonymes, les femmes connues puis reconnues, les porte-paroles…

En prenant part à un questionnement actuel, l’exposition se propose de redonner grâce à la littérature un nom et un visage aux oubliées. Il s’agira de mettre en lumière les textes d’autrices et d’auteurs contemporains et de comprendre comment ils se réapproprient les personnages de la littérature antique ou en créent de nouveaux, relevant, d’une certaine façon de cet héritage. En proposant une exposition adaptée à tout visiteur en âge de lire, le musée pose notamment la question de ce qui construit une héroïne.

 


Résistances Contemporaines

 Projet Résistance Bruxelles

Commanditaire : Maison des Résistances – Anderlecht (Bruxelles)

Equipe Muséograhique : Estelle Brousse, Coline Declercq, Maud Person, Anaïs Verdoux

Qu’il crie dans la rue embrumé par les fumigènes au défi de l’ordre public ou qu’il tapote sur son clavier, le résistant est bel et bien au cœur de notre société contemporaine. De nombreux mouvements ont soulevé les populations ces dernières années : le printemps arabe, les marches pour le climat, les gilets jaunes ou encore le mouvement MeToo. Il s’agit de réveiller les consciences par les médias, les réseaux sociaux et dans les rues, de se mobiliser sur ce qui menace l’humain. L’engagement est écologique, social, politique, féministe, étudiant, anti-raciste, queer,...
Qu’est-ce que résister aujourd’hui ? Voilà le questionnement formulé par La Fabrique des Résistances, une salle de 41 m² située au rez-de-chaussée de la future Maison des Résistances d’Anderlecht qui ouvrira en 2022. Explorant les luttes contemporaines, ce programme muséographique complète le parcours historique dédié à la Résistance intérieure belge. Pensé comme un véritable activateur de questions, la salle désormais intitulée La Fabrique des Résistances a pour vocation de poser des questions nécessaires à l’éveil de la conscience du jeune résistant : Pourquoi résister ou pas ?, Comment résister ?, Au nom de quoi résister ?, Qui résiste ?. Ces grandes questions organisent l’espace en 4 sections, toutefois, aucun ordre de visite n’est préconisé. Le visiteur, notamment le public adolescent et jeune adulte, peut ainsi s’approprier la visite en n’en faisant qu’une partie ou en choisissant son propre parcours.
Toujours au rez-de-chaussée, en face de La Fabrique des Résistances, la Maison des Résistances d’Anderlecht proposera une salle pour accueillir des conférences, ateliers, médiations particulières, concerts… En somme, un espace libre dédié à la programmation et à l’évènementiel du site. La Maison des Résistances souhaite inviter les associations anderlechtoises à investir cet espace librement.

 


Métiers de femmes – Port de Dunkerque

 Projet Musée Portuaire

Commanditaire : Musée Portuaire Dunkerque

Equipe muséographique : Sophie Delmas, Axelle Gallego, Edith Grillas, Angèle Ménétrier

L’exposition temporaire commanditée par le Musée Portuaire de Dunkerque a pour ambition d’explorer la présence des femmes travaillant dans le port.
Le propos muséographique se nourrit de lectures d’essais et de rapports mais aussi de la collecte ethnographique des mémoires des employées du port de Dunkerque, collecte réalisée par le Master. Le scénario d’exposition a à cœur de mettre en valeur les collections du musée et les objets personnels collectés. L’enjeu est d’offrir un parcours inédit en présentant les femmes du port de Dunkerque dans les années 2000. L’exposition présente des focus historiques mis en perspective avec le présent et une cartographie, soit la représentation de phénomènes, de données et d’informations croisées, par des cartes, schémas et data visions.

Le but de l’exposition est de faire un état des lieux de la présence des femmes dans l’espace portuaire dunkerquois et de mettre en parallèle cette histoire féminine contemporaine avec les conquêtes et les évolutions sociales, techniques et industrielles. Le propos s’ouvrira sur une prospective et des questionnements sur un futur proche.

 


Un musée à soi

 Projet Folklore Tournai

Commanditaire : Jacky Legge au MuFim, Musée de folklore et des imaginaires, Tournai

Equipe muséographique : Laure Cerbelaud, Cécile Cravéro, Manon Lévignat

Le mouvement féministe connaît une médiatisation plus importante, notamment depuis #metoo et la vague de dénonciation des agressions sexuelles subies dans différents domaines (artistiques, politiques…). S’en suit un nouveau souffle dans les mouvements militants, et une visibilité plus importante du genre au sein des questions sociétales.
La proposition d’un nouveau dispositif dans le Musée du Folklore et des Imaginaires à Tournai découle de ce contexte, et s’ancre dans l’énergie de la 4ème vague féministe. L’enjeu et l’intérêt de ce programme réside dans son rôle local et pédagogique. Il est l’occasion de questionner une collection ancienne (1800-2020) sous une perspective contemporaine émancipatrice.
Le dispositif muséographique respectera l’essence du musée, qui accorde une place majeure à l'anecdote et à la transmission orale. L’audio et la parole auront donc une belle place. La proposition muséographique s’inscrit dans tout le parcours permanent du musée et amène le visiteur à l'extension du premier étage où le propos est déployé. 
Le parcours valorisera des objets, des personnalités et des situations sociales. Le concept opératoire du parcours est l’intime, et puisque “L’intime est politique”, il agit comme un levier pour envisager les catégories politiques et les représentations dans l’histoire sociale.
De la vulve sans clitoris dans les manuels de médecine au sang menstruel bleu des pubs, les non-représentations ou représentations stéréotypées touchent tous les domaines de notre actualité. Pour inverser cette tendance, l’exposition « Un musée à soi » abordera les réalités et possibles du corps des femmes (puberté, anatomie, reproduction, sexualité, vieillesse…) et les perceptions de celui-ci (mythes, imaginaires, représentation, érotisme...). Autant d’images à déconstruire qu'à réinventer ! Le corps dans sa matérialité n’échappe pas aux processus de socialisation à l’œuvre dans le travail, l’éducation, la famille.

(Le vernissage du dispositif a lieu le 8 mars 2021, journée internationale des droits des femmes.  Cette exposition ne s’adresse pas qu’à elles ! Ce projet est à destination d’un public spécifique : les Tounaisien.nes, les adolescent.es, les familles et les publics fragilisés.)

 



Sensibilités végétales
Une exposition dans les Jardins du Muséum de Paris 

Sensibilités V

Commanditaire : Muséum de Paris

Equipe muséographique : Laurie Crozet, Camille Fromager, Mélissa Portes, Marianne Reuge, Manon Toulemont

Alors que les problématiques liées à l’écologie et au droit du vivant sont en plein essor au sein de nos sociétés, le monde végétal bénéficie d’un vif engouement auprès du public qui commence à prendre conscience de son importance. Néanmoins, si tout le monde s’accorde sur le rôle essentiel que joue la flore dans le fonctionnement des écosystèmes (et par-là même dans notre économie, notre alimentation et notre santé), la complexité des organismes végétaux demeure largement méconnue en dehors des cercles scientifiques. Les plantes sont encore bien souvent considérées comme des êtres inférieurs, dépourvus de sensibilité et d’intelligence, qui ne formeraient qu’un « décor », certes très esthétique, mais totalement passif.

Le projet « Sensibilités du végétal » propose un dispositif d’exposition sous forme de modules de médiation originaux, destinés à l’itinérance. Son premier lieu d’implantation sera le jardin des plantes du museum de Paris, courant 2021. L’objectif est, d’une part, de proposer une vulgarisation scientifique centrée sur les sens des végétaux, via une approche ludique et décalée qui engage, cette fois-ci, les sens du visiteur. Il s’agit, d’autre part, de sensibiliser aux enjeux environnementaux à travers une meilleure connaissance des végétaux. C’est pourquoi cette exposition s’adresse en particulier à la jeune génération au travers des familles, adolescents et jeunes adultes.

Pour ce faire, le projet s’appuie sur l’imaginaire collectif construit dans la Pop Culture, qui a développé une série de mythes contemporains en lien avec le végétal. Une des problématiques à laquelle il faut répondre est celle de l'anthropomorphisme, c’est-à-dire la tendance systématique à accorder des attributs humains aux végétaux afin de saisir leur complexité. Le parti-pris est de répondre à cette problématique par un méta-discours qui décrypte, de manière pédagogique, la part de sciences et de fantasmes de ces référents culturels populaires.

 


CONCEVOIR DES PROTOTYPES DE MEDIATION

Logo Fabbrique

Partenaires : Muséolab Lens, Louvre-Lens, Forum Antique de Bavay, Muséum d’Histoire Naturelle de Lille

Equipe muséographique : Lauréline Lefay, Camille Quernée, Jeanne Regnier

 

L’ouverture prochaine du Muséolab au sein de la Louvre Lens Vallée (2019) va favoriser divers partenariats avec des structures muséales de la région Hauts-de-France afin d’en dynamiser la vie culturelle et sociale. Ce FabLab est un lieu de création collaborative. Nathan Château, Fabmanager, est à l’initiative du projet commandé à l’association l’Art de Muser et au Master Expographie-Muséographie dirigé par Serge Chaumier. L’objectif est de proposer de nouveaux prototypes de médiation, inspirés de l’esprit du mouvement Maker. La finalité est double : amener le Fablab sur tout le territoire et créer des prototypes reproductibles. Les enjeux majeurs sont la médiation, l’innovation et l’appropriation.

Fab’Brique ton musée a pour ambition d’élaborer des dispositifs culturels innovants, de leur processus de création jusqu’à leurs mises en place dans les musées. Réalisés dans le Muséolab, ils répondront à des critères écologiques (économie circulaire, recyclage), économiques (moindre coût), pratiques (simples à reproduire) et technologiques (low-tech) précis. Les machines et outils mis à disposition permettent de réaliser les dispositifs imaginés comme des jeux ou des manipes, etc. outils de médiation divers.
Les prototypes proposés aux partenaires pourront être reproduits lors d’ateliers d’actions culturelles et sociales, organisés par la Fondation Orange pour des jeunes en réinsertion.

Diffuser l’esprit Fablab c’est valoriser les notions de partage, de mutualisation des connaissances, d’entraide, de transmission et de collaboration. Fab’Brique ton musée s’engage dans cet esprit et souhaite faire rayonner ces valeurs sur l’ensemble de la région des Hauts-de-France, grâce aux partenariats avec le Louvre-Lens, le Muséum d’Histoire Naturelle de Lille et le Forum Antique de Bavay. Ces trois musées ont pour collections respectives les Beaux-Arts, les sciences animales et l’archéologie. Suite à une phase de veille et d’échanges avec leurs services des publics et de médiation, Fab’Brique ton musée a défini les besoins de ces trois structures. Cette étape est le préalable à l'élaboration des cahiers des charges, qui serviront à conceptualiser les dispositifs. Ces derniers seront à la fois des outils de médiation pour les musées et leurs médiateurs, et des opportunités d’ateliers pour le Muséolab et ses utilisateurs.

 


Appel d’air 4ème édition de la biennale d’art contemporain d’Arras

Appel d’air
4e édition de la biennale d’art contemporain d’Arras
Les 3, 4 et 5 avril 2020

Partenaire : Mairie d’Arras

L’équipe : Cloé Alriquet, Adélaïde Legrand, Laurence Louis, Tiphaine Stainmesse

Initiée en 2014, la biennale Appel d’air poursuit pour sa 4e édition la volonté de valoriser la création contemporaine dans l’espace urbain de la ville d’Arras en tissant des liens avec les habitants et les acteurs locaux. Amateurs et connaisseurs, enfants, adultes et grands- parents, Arrageois ou curieux de passage, chacun est invité à découvrir ou redécouvrir ruelles, places, impasses et cours cachées du centre-ville, investies par une dizaine d’artistes plasticiens, comédiens ou musiciens.

Après « le souffle », « l’intimité » et « le bouleversement », la thématique « empreintes » retenue pour cette édition ouvre à une large créativité grâce à son caractère polysémique.
Traces visibles ou invisibles, uniques ou multiples, indélébiles ou éphémères, délibérées ou hasardeuses, les empreintes évoquent le passage du temps à travers une diversité inépuisable de méthodes et techniques. Ainsi, sur base d’une collecte de témoignages réalisée par l’équipe d’Appel d’air, les artistes feront réapparaître dans leurs œuvres urbaines les empreintes invisibles que laissent les souvenirs de leur ville dans la mémoire des Arrageois.

Dans cette optique de cultiver des relations entre les habitants, leur territoire et les artistes, ces derniers participeront à un temps de résidence en immersion à Arras afin de permettre des rencontres et des échanges avec les Arrageois, associations locales, écoles ou encore centres sociaux, invités à la co-production des œuvres.

Rendez-vous au printemps 2020, période de nombreux évènements et festivals culturels à Arras, pour découvrir des œuvres participatives, peintures murales, sculptures, installations ou performances présentées par des médiateurs.

Site Internet et Appel à artistes : https://www.biennaleappeldair.fr/

 

 

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